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 ☆ we accept the love we think we deserve (sarah/simon)

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MessageSujet: ☆ we accept the love we think we deserve (sarah/simon)   Sam 25 Oct - 19:27

i wanna be your left hand man.


Depuis son arrivée à Chicago, la vie de Simon se résumait à un véritable rêve. Libre de faire tout ce dont il souhaitait toute la journée, il commençait généralement par se prélasser, tel un sultan paresseux, dans sa chambre d'hôtel, commandant un café qu'on lui apportait quelques minutes plus tard. S'ensuivait une grosse heure dans la salle de bain, où, après avoir pris une douche chaude, il choisissait avec soin ses vêtements pour la journée, passait un temps fou à se coiffer, se parfumer, régler chaque détail de son apparence. Son image avait toujours été quelque chose de très important pour Simon. Élevé dans une famille riche à la renommée nationale, il s'était toujours conduit comme un parfait héritier dont on essayait de faire croire à la prétention et à la superficialité dans les films. Lui-même avait fini par croire à ce culte de l'enfant roi qu'il était devenu, et ce malgré la présence de sa sœur jumelle, Alyss. Aujourd'hui, elle n'était plus de ce monde, s'étant suicidée près d'un an auparavant, et sa pensée était toujours douloureuse pour Simon, coupable de sa mort, un peu, même s'il essayait de se faire bonne conscience, parfois. Jamais il n'avait réussi à accepter ce drame, cette tragédie, et chaque jour, il se sentait un peu plus comme un meurtrier, un assassin. Était-ce cruel, égoïste, de se prélasser de la sorte dans une des villes américaines les plus festives du pays, alors qu'elle avait tant souffert, tant luté, contre leurs parents, contre lui, contre elle-même, contre son cancer, même si cela n'avait pas vraiment duré ? Etait-ce juste, était-ce le bon choix ? Il visait la richesse et la gloire alors qu'il les avait déjà. Il voulait le pouvoir alors qu'il pouvait déjà se le permettre. Il voyait toujours plus haut, voulait toujours plus, alors qu'il avait déjà tout ce dont il désirait, tout ce dont il lui était nécessaire. Et tout cet argent qui l'aveuglait ne le rendait-il pas un peu plus détestable à chaque centime qui entrait dans son compte bancaire ? L'avarie était-elle un crime, après tout ?
Aujourd'hui, Simon chamboulait légèrement ses habitudes. S'il avait passé la matinée à l'hôtel, dormant jusqu'aux alentours de dix heures du matin, étant rentré à une heure plutôt tardive la veille, après avoir trainé dans un bar branché, il avait décidé de faire une virée du côté commercial de Chicago, pour l'après-midi. Il avait besoin (ou plutôt, ressentait le besoin) d'acheter une nouvelle chemise. Il n'y avait pas de raison particulière. Il voulait simplement une nouvelle chemise, puisque l'autre était démodée. Ou du moins, pas assez neuve à son gout, disons. Simon était capricieux, et même à vingt-cinq ans, il se permettait de s'offrir tout et n'importe quoi, lorsqu'il en avait envie. Il savait qu'il ne pourrait vivre ainsi toute sa vie, et c'était pourquoi il comptait se lancer activement dans la recherche d'un emplois dès son retour en Angleterre. Pour l'instant, il souhaitait profiter de son séjour à Chicago, participer à la loterie, faire de nouvelles rencontres (et de charmantes rencontres nocturnes, par la même occasion), et profiter de sa jeunesse tant qu'il en était encore tant. Il n'y avait pas de limites, et personne pour lui interdire la moindre chose. Il était maître de ses actes, maître de son destin ; personne ne pouvait lui dicter ce dont il avait à faire, et tant d'indépendance ne lui faisait pas peur, au contraire, il aimait cette sensation d'immersion totale dans une liberté ultime.

Il avait dû faire quelques retouches à sa chemise, sur place, puisqu'il l'avait acheté dans une boutique luxueuse, qui vendait uniquement des costumes que seuls les plus riches pouvaient se permettre de s'offrir. Simon était prétentieux, un peu ; chaque occasion d'affirmer la présence de son argent était bonne à prendre. Même si, petit à petit, grâce à ses nouvelles fréquentations, il changeait, un peu. Il mûrissait, devenait un homme plus fier, plus attentionné. Doucement. Tout doucement. Mais comme on dit ; chassez le naturel, il revient au galop. Cela correspondait assez à Simon. Après sa courte séance de shopping, alors assoiffé, il commande un cappuccino au Starbucks, car Simon était très friand des cafés de ce genre-ci, et en voulant pousser la porte de verre à l'aide de son pied, quelqu'un le bouscula et par manque de chance, il renversa un peu de sa boisson dans son sac de papier... qui renfermait sa toute nouvelle chemise, qu'il comptait mettre le lendemain soir pour la fête qu'avait organisé le maire à l'occasion de l'ouverture de la loterie. Il se retourna, énervé. « Vous n'auriez pas pu faire attention ?! » S'exclama-t-il en fronçant les sourcils. Soudain, telle une apparition divine, il reconnut la jolie brune qui venait de le bousculer accidentellement. Son cœur rata un battement, et il baissa le regard, à son plus grand étonnement. « Hum... Désolé, je ne voulais pas m'énerver. » Déclara-t-il. Au fond de lui, un combat s'était véritablement engagé. Cette attitude ne lui ressemblait pas vraiment. Retrouvant sa fierté habituelle, il reprit. « Fait chier, je vais galérer à nettoyer cette tâche avant demain soir... Ils ont intérêt à avoir un bon détachant. » Pesta-t-il en parlant dans sa barbe, oubliant presque la présence de la jeune femme. Il releva la tête, plongea ses yeux dans les siens. « Sarah, c'est ça ? Je t'avais dit que je me souviendrais de toi. » Ajouta-t-il en se souvenant de cette promesse qu'il avait faite, alors un peu sous l'effet de l'alcool, quelques jours plus tôt, lorsqu'il lui avait parlé pour la première fois, après tant de soirées à s'observer du coin de l’œil.
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MessageSujet: Re: ☆ we accept the love we think we deserve (sarah/simon)   Dim 26 Oct - 0:07

c'est une passionnée, sarah. le genre à passer sa soirée dans un bar à regarder les gens s'amuser pour trouver l'inspiration. la dame capricieuse qui ne vient qu'une fois sur deux. et qui lui coûte plus cher en coca-cola qu'autre chose. c'est une vraie passionnée, sarah. du genre à observer les yeux de chaque nouvel arrivant en quête de la couleur qui fera de sa toile un chef d’œuvre. quelques fois, elle a l'illumination dès quinze minutes. d'autres, elle reste jusqu'à tard dans la nuit. jusqu'à voir la lune et les étoiles hautes dans le ciel. elle s'en fiche, sarah. parce que l'art vaut tous les sacrifices du monde. parce que la peinture, c'est pour ça qu'elle est là. pour en vivre. pour pouvoir en vivre. pour ne faire que ça. baigner dans les pinceaux et les feuilles de papier. ce soir, il y a fallu attendre trente fichues minutes pour voir la bonne couleur. elle a entendu, pendant vingt-minutes, un homme se vantant de son talent pour le sport de chambre. tic, tac. elle ne s'est pas ennuyée, sarah. elle les a regardé longtemps, sirotant sa boisson avec cet air rêveur qui lui va si bien. puis elle a vu des yeux. à la trentième petite minute. la couleur. elle a vu la couleur qu'elle voulait. dans les yeux d'une inconnue. puis elle a ce petit sourire joyeux, s'est levée, a payé ses quatre cocas et s'en est allée, les mains dans les poches. aussi naturellement que d'habitude. avec cette douceur qui lui est caractéristique. elle n'a pas marché très longtemps, parce qu'elle a préféré prendre un taxi. elle a avancé en réfléchissant, se trouvant bien chanceuse ce soir. cela faisait des semaines, depuis qu'elle avait commencé cette toile en réalité, qu'elle cherchait la couleur à mettre dans les pupilles de sa tendre muse. et l'avoir vu, là, face à elle. tout ce à quoi elle a pensé se concrétise. et c'est vachement sympa, comme sensation. quand la semi-fatigue a eu raison d'elle, elle est rentrée avec un taxi. sarah, elle n'a pas vraiment dormi, cette nuit. vêtue de ce tee-shirt blanc trop grand, elle a pris sa palette et s'est mise à mélanger, mélanger. les couleurs ont dansé entre ses doigts avant de s'échouer sur la toile. prise d'une folie étrange. d'une folie qui lui va bien. qui la rend jolie. et si le tableau ne sera jamais affiché, jamais vendu, jamais montré, elle s'en fiche. ce n'est pas pour ça, qu'elle le fait, sarah. c'est pour se perfectionner. se découvrir. elle le fait pour la satisfaction personnelle. sarah, elle veut arriver à partager ses émotions aux autres grâce à la peinture. et pour ça, il faut qu'elle s'entraîne. après avoir peint pendant une heure ou deux, est venue la fatigue. et lowe n'a pas lutté bien longtemps contre son assaut. la joue écrasée sur l’accoudoir, la naissance de sa poitrine collée à sa palette pleine de peinture, elle s'est endormie.

au milieu de l'après-midi, quinze heures environ, elle s'est trouvée bien intelligente, toute barbouillée. douche imposée, qui la bien réveillé, elle s'est décidée à sortir réellement aujourd'hui. voir du monde. peut-être même appeler cran. elle sait que ça fera criser charly mais il a l'air gentil. intéressant. le genre de garçon haut en couleur qui mérite qu'on l'écoute. pour de vrai. trop gentille, peut-être trop naïve. mais elle se dit que ce n'est pas parce qu'il a des antécédents qu'il n'est pas marrant, sympa, troublant. elle, elle a bien été la risée de son collège, puis de son lycée. elle a bien été traitée, malmenée. elle n'en est par pour autant une garce sans cœur. une prise de drogue ne signifie pas droguée. charly ne veut pas l'entendre de cette façon. mais sarah a tranché, elle rappellera cran un jour ou l'autre. et c'est sur cette pensée positive qu'elle enfile une tenue rapide. une petite jupe avec un débardeur et son éternelle veste, la voilà partie, le sourire aux lèvres. direction le starbuck. parce qu'elle aime bien prendre un petit quelque chose là-bas. les gens sont agréables et il y fait bon vivre. c'est d'ailleurs en sortant de ce genre d'endroit qu'elle a bousculé jill. et c'est ce qui lui a permis de faire sa connaissance. le hasard fait bien les choses, parait-il. perdue dans ses pensées, sarah marche trop vite, ne regarde pas ou elle met les pieds et sourit dans le vide. trop rêveuse, lui a dit charly, tu devrais essayer d'être plus terre-à-terre. mais sarah n'y arrive pas. sarah n'est pas comme ça. lowe, c'est une grande rêveuse qui voit la vie du bon côté. elle a un joli sourire qui illumine la pièce, qui donne envie d'étirer ses lippes à son tour. sarah, c'est le genre de gamine qui n'a pas très envie de grandir et qui essaie de profiter de l'instant, un peu comme les grands. BOUM. elle ne l'a pas vu, le monsieur. elle était perdue dans ses pensées. alors elle se confond en excuse. elle murmure des désolés à tout va, comme si ça pouvait réparer le contenu du sac. sans regarder l'inconnu. parce qu'elle a honte, sarah, d'être aussi maladroite. le rouge lui monte aux joues. comme elle a l'air intelligente, maintenant ! « vous n'auriez pas pu faire attention ?! » elle écarquille les yeux et releve doucement la tête vers le garçon.la voix. cette voix. simon. c'est simon. celui-là même qu'elle observe trop longtemps quand elle le trouve dans un bar. celui-ci qui ne l'a jamais vu, sauf dernièrement. y'a son cœur qui bat trop fort dans sa poitrine. la chanson reprend. « désolée, je suis vraiment désolée. je ne voulais pas j'ai ... je pensais et je n'ai pas vu que tu ... vous ... enfin, tu étais là. » un petit sourire désolé, et elle finit par se taire, triturant ses mains en se giflant intérieurement. si simon ne  l'a pas apprécié avant ça, c'est à peu près sûr qu'elle a dégringolé de cinq étages dans son estime. « hum... désolé, je ne voulais pas m'énerver. » nouveau sourire, plus doux cette fois, qui lui dit à lui seul qu'elle ne lui en veut pas. qu'elle comprend. que c'est normal de s'énerver quand elle a surement détruit ce qui se cache dans son sac. « non, tu as raison, j'aurais dû faire attention. » et elle hausse les épaules en se pinçant les lèvres. « fait chier, je vais galérer à nettoyer cette tâche avant demain soir... ils ont intérêt à avoir un bon détachant. » c'est donc un vêtement, comprend-t-elle soudain. un vêtement sans doute luxueux. car simon ne s'habille que comme ça, a-t-elle finit par comprendre. simon est si bien vêtu qu'elle a parfois honte de poser ses yeux sur sa silhouette. il respire tant le luxe qu'elle a l'impression de le souiller et ce, avec seulement son regard. « je ... hum. je peux te laver ça, si tu veux. je ne garantis rien mais je peux essayer. » ça part d'une bonne intention et sarah a fini par le comprendre : les bonnes intentions sont toujours les meilleures. et avant même d'avoir répondu à son offre, il enchaîne.  « sarah, c'est ça ? je t'avais dit que je me souviendrais de toi. » deux réactions. la première est une explosion dans sa poitrine. elle a soudainement envie de sauter, pleurer, rire et crier, tant elle est heureuse de savoir qu'il se souvient d'elle malgré les nombreux verres qu'il a pu ingurgiter. il faut dire qu'elle les a comptés, sarah. elle les compte toujours. suivant le nombre, sa conquête d'un soir n'est pas la même. ça aussi, sarah l'a remarqué. la seconde est une contrariété soudaine, elle a envie de tourner les talons et repartir. il vient à peine de lui crier dessus et voilà qu'il joue les jolis cœurs avec ce sourire à tomber par terre. la première prend toute la place et sa contrariété part aux oubliettes. elle est tellement contente qu'il se rappelle de son prénom ! son sourire s'agrandit et elle penche la tête. « sarah, oui. et tu es simon. » elle dit ça comme une évidence, ça n'a pas servi à grand-chose. mais elle est contente de le dire parce que ça sonne bien, dans sa bouche. avec son accent français adorablement imparfait. ça sonne si bien qu'elle se surprend à vouloir le dire encore. mais ne souhaitant pas passer pour une cinglée, elle se contente de baisser les yeux, intimidée et de pointer la porte derrière elle du doigt. « je peux t'offrir un autre café ? » il faut dire qu'il n'a pas eu le temps de profiter du premier. elle se mord la lèvre doucement. dis-oui simon, qu'elle s'entend supplier intérieurement.
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MessageSujet: Re: ☆ we accept the love we think we deserve (sarah/simon)   Lun 27 Oct - 19:51

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Il y avait dans les yeux de Sarah quelque chose qui avait le don d'attendrir Simon. Lui qui, sans cesse, ressentait le besoin de se mettre en avant, d'être sous le feux des projecteurs. Lorsqu'elle était là, toute frêle et fragile qu'elle pouvait être, il voulait comme lui laisser la place de la vedette, au moins à ses yeux. Car tout le monde connaissait Simon et son égocentrisme, Simon et son amour propre. Même pour lui, il était le meilleur, et personne ne pouvait discuter cela. Sarah, elle, était si douce et si attentionnée. Etait-ce possible d'émaner d'une belle bonté apparente ? Simon la jalousait un peu, certainement, car sûrement beaucoup de monde devait l'apprécier pour cette qualité. En réalité, il n'en avait aucune idée. Ce n'était que la deuxième fois qu'il la rencontrait, et pourtant, ses pupilles brillaient d'admiration, et malgré l'énervement quant à sa chemise tâchée, il ne pouvait se résoudre à en vouloir à cette jolie brune qui avait su toucher son cœur, bien malgré lui. Il l'écouta s'excuser un milliard de fois, et lui adressa un léger sourire avant de s'excuser de s'être énervé. Cela ne lui ressemblait pas, cette attitude navrée. Le véritable Simon aurait dix fois plus gueuler. Le vrai Simon n'aurait pas dévorer ce visage du regard, n'aurait pas des papillons qui dansaient la farandole dans son ventre. Le vrai Simon valait bien plus que toutes ses conneries, et il s'en voulait tant de paraitre aussi faible. N'était-il pas qu'un égoïste au cœur de pierre et au compte bancaire bien rempli, après tout ? « Je ... hum. Je peux te laver ça, si tu veux. Je ne garantis rien mais je peux essayer. » Il haussa les épaules. Dégouté de sa propre personne, de ses propres émotions, il ne voulait plus s'intéresser à Sarah. Et pourtant, une force surnaturelle le poussait à détourner le regard pour le plonger dans les pupilles de la jolie brune. « [colr=seagreen]Je demanderai aux agents de l'hôtel, mais merci.[/color] » Répondit-il sans réfléchir. Peut-être aurait-il dû accepter, cela lui aurait permis de passer un peu plus de temps avec la jeune femme, qui s'éclipserait sûrement d'une seconde à l'autre après leur courte entrevue. Elle partirait comme toutes ces autres avant elle étaient parties. Simon ne retenait jamais bien longtemps une fille, de toute façon, il n'avait jamais réussi. Comme piégé dans sa propre solitude, condamné à rester un éternel malchanceux des sentiments toute sa vie. Il n'avait jamais appris à faire avec ce genre de choses, Simon. Ayant toujours été habitué à avoir toutes les filles à ses pieds, très rares étaient les fois où les séduire était une nécessité pour qu'elles soient siennes. Généralement, elles venaient avant même qu'il les appelle, qu'il les demande. Puisqu'il y avait toujours des pétasses pour partager son lit, être un parfait gentleman n'entrait pas dans sa liste d'objectifs. Et pourtant, il sentait qu'avec Sarah, c'était différent. Il s'était souvenu de son prénom, souvenu de cette promesse qu'il lui avait faite. Peut-être n'était-ce qu'une coïncidence, après tout ? « Sarah, oui. Et tu es Simon. » Il sourit à nouveau. Stupide sourire. Stupide shopping. Stupide chemise. Stupide Starbucks. Stupides yeux qui chaque seconde trouvaient le moyen de rendre Sarah un peu plus belle, un peu plus désirable. Elle avait dit cela de manière très simple et d'une voix claire qui intriguait Simon. La vie paraissait belle, dans ses yeux et dans sa voix. C'était frais, c'était envoutant. « Je peux t'offrir un autre café ? » Il sentit son cœur tambouriner dans sa poitrine. Il voulait refuser. Mais il n'en eut malheureusement pas le courage. Comme si sa raison la poussait à l'abandonner, tandis que son esprit lui criait de rester avec elle. Quel dur combat. Il referma la porte et prit son sac sous le coude. « C'est moi qui paye. » Et lui lui fit un signe de bras, comme pour l'inviter à entrer dans le café à nouveau. Ils commandèrent des cafés, et Simon s'acheta un pain au chocolat également, ne pouvant résister à cette gourmandise qui lui était présentée de manière bien trop alléchante dans la vitrine du comptoir. S'installant à une table, après avoir payé l'employée, Simon engagea la discussion. « Si je comprends bien, tu es la sœur de Charly, c'est ça ? » Il rit légèrement à la pensée du visage de Charly, énervée, qui s'imposait à lui dans son esprit. Il la trouvait amusante, l'aînée des Lowe. Bien que carrément chiante. Voire même insupportable. Mais c'était tellement drôle, quand elle s'énervait. « Ca doit pas être facile tous les jours ! » S'exclama-t-il en riant à nouveau. En réalité, aujourd'hui, il s'en fichait pas mal, de Charly. Tout ce qui l'intéressait, c'était Sarah. Uniquement Sarah. Il aurait voulu lui poser tout un tas de questions qui restaient sans réponses dans son esprit à propos de sa vie, de son métier, son quotidien, son enfance, sa famille. Il aurait voulu pouvoir passer des heures, des jours et des nuits entières en sa compagnie. Et au diable ces démons qui sonnaient l'alarme dans son esprit en voyant l'attachement arriver en courant.
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